Superpictor : des mises en situation dignes d’un shooting studio à la portée de tous

Depuis sa création, Superpictor travaille à automatiser tout ce qu’il y a de chronophage dans la création visuelle pour les professionnels du textile et de l’objet publicitaire. Une problématique historique restait à adresser : comment montrer à un client son produit fini, en situation, sans passer par des graphistes ? C’est désormais chose faite, grâce à l’intelligence artificielle.

Chez les Lyonnais de Superpictor, l’innovation part toujours d’un usage. « La génération d’un visuel produit est le cœur de la vente d’un objet ou textile personnalisé, explique Benoît Devès, dirigeant de l’entreprise. Pourtant, le marché fonctionne encore majoritairement avec des outils graphiques généralistes des années 2000, comme Illustrator ou Photoshop, qui ne sont pas pensés pour l’industrie ni pour l’intégration aux systèmes métiers. » C’est précisément pour répondre à ces limites que Superpictor a développé, il y a plus de cinq ans, son générateur de BAT intégré. Mais l’entreprise souhaitait aller plus loin.

L’IA dans l’ADN

L’intelligence artificielle n’est pas une nouveauté chez Superpictor. « Avant même l’ère ChatGPT, nous utilisions des algorithmes d’intelligence artificielle pour rendre configurables des centaines de milliers de produits », rappelle Benoît Devès. Détection automatique des zones de marquage, calculs de contraintes techniques, normalisation des visuels : l’IA était jusqu’ici la partie invisible de l’iceberg. Mais avec l’explosion récente des modèles génératifs, une nouvelle opportunité est apparue, afin d’enrichir le BAT classique par des mises en situation réalistes et générées automatiquement.

Une fois le visuel validé techniquement, la solution IA développée par Superpictor prend le relais pour créer ce qui n’était pas possible auparavant : des mises en situation du produit dans l’univers réel du client. Un sweatshirt personnalisé n’est plus présenté sur un simple fond blanc, mais porté par un plombier sur un chantier, un étudiant sur un campus, ou un employé dans un bureau. Le produit reste strictement identique, seule sa contextualisation change. 

Multiplier les opportunités commerciales

Au-delà de l’impact visuel, cette innovation ouvre la voie à une nouvelle logique de vente. « Aujourd’hui encore, beaucoup de revendeurs n’envoient pas de BAT avant validation de commande, faute de temps et de ressources. Nous pensons exactement l’inverse : si l’on vend de la personnalisation, il faut la montrer », martèle Benoît Devès. Grâce à l’IA, Superpictor génère automatiquement plusieurs propositions : non seulement le produit demandé, mais aussi des déclinaisons pertinentes pour favoriser le cross-selling. À partir d’un premier article, la plateforme peut proposer un catalogue cohérent de produits complémentaires, adaptés au profil du client. Plusieurs agents IA analysent le contexte, sélectionnent le bon assortiment et produisent instantanément les visuels associés.

Autre atout clé, la génération automatique de fiches produits et de catalogues personnalisés. Là où les commerciaux jonglent encore avec des fiches fournisseurs hétérogènes, Superpictor propose une documentation homogène, brandée, intégrant coordonnées commerciales, références produits et visuels en situation. « À produit équivalent et prix quasi identique, ce qui fait la différence, c’est le professionnalisme et la réactivité », insiste Benoît Devès. Être capable d’envoyer en quelques minutes un devis accompagné d’un visuel contextualisé et d’une fiche produit cohérente devient un facteur décisif dans le choix du client final.

L’outil est pour l’instant proposé en version bêta et côté évolutions futures, Superpictor prévoit un enrichissement massif des univers proposés, une simplification de l’interface pour les équipes commerciales et la possibilité de définir des univers de marque prédéfinis, afin de garantir cohérence et rapidité d’exécution. « Dans un an, ce type de présentation paraîtra normal. Aujourd’hui, c’est encore un avantage concurrentiel. Tout le monde ne le fera pas, et ceux qui s’en emparent maintenant prendront une longueur d’avance », conclut Benoît Devès.

Article écrit par :
Bertrand CLERMONT-GENEVI

Rédacteur en chef C!mag