Alors que la Coupe du Monde de football 2026 se profile à l’horizon, l’enthousiasme des annonceurs ne semble plus se manifester avec la même spontanéité qu’autrefois. Budgets plus réfléchis, décisions plus tardives, prudence accrue : le contexte a changé. Pour autant, chez SG Ball, spécialiste du ballon personnalisé, l’évènement reste un levier majeur.
« C’est une vraie question », reconnaît Clément Prunier, sales manager chez SG Ball, spécialiste français du ballon personnalisé. Contrairement aux éditions précédentes, la dynamique commerciale autour de la Coupe du Monde 2026 est encore un peu molle. Ou tout du moins, elle s’inscrit dans une temporalité décalée. Là où, historiquement, les volumes se confirmaient avant la fin de l’année précédent l’évènement, les prises de décisions s’opèrent désormais plus tard, entre janvier et février pour l’été. « Il y a une nécessité d’être extrêmement réactif, car un dossier peut se déclencher et se valider très rapidement », souligne le commercial.
Le ballon, objet ludique
Pour SG Ball, la Coupe du Monde n’est pas tant une question de sponsoring officiel que d’opportunité narrative. « C’est un prétexte pour mettre en lumière le produit sportif d’une manière différente », explique Clément Prunier. Placée pendant l’été, la compétition bénéficie d’un contexte émotionnel particulièrement favorable, entre convivialité et partage de moments collectifs.
Et contrairement à des objets promotionnels plus classiques, le ballon semble s’inscrire hors du cadre strictement professionnel. « C’est un objet ludique que l’on ramène chez soi, que l’on apporte en vacances, ou que les enfants utilisent régulièrement », souligne le commercial. Certes, le ballon représente un engagement budgétaire plus élevé qu’un objet ou textile standards. Mais la promesse est ailleurs, entre durabilité, valeur perçue et mémorisation de marque.
Plus de liberté qu’en 2024
La localisation en Amérique du Nord de la Coupe du Monde 2026 ne devrait pas impacter la demande, car la programmation des matchs est pensée pour le marché européen. « Les grandes affiches, notamment celles de l’équipe de France, seront diffusées à des horaires compatibles avec une consommation en soirée », rappelle Clément Prunier. Une différence majeure avec certaines Coupes du Monde de rugby ou compétitions organisées en Asie, où les décalages horaires avaient fortement pénalisé l’animation commerciale, notamment dans les cafés-hôtels-restaurants.
Il faut toutefois reconnaître que dans l’esprit des annonceurs, les JO de Paris 2024 ont laissé un goût d’inachevé. En cause : un verrouillage extrême des droits et de la communication. De nombreux annonceurs avaient donc renoncé ou réduit la voilure en termes de dépenses. Une situation très différente de celle de la Coupe du Monde de football, qui laisse davantage de liberté aux marques pour s’exprimer.
Une offre élargie
Face à des budgets plus serrés, SG Ball a fait évoluer son offre. Si le ballon reste le produit phare – en taille officielle ou mini -, la gamme du fournisseur s’est enrichie de formats plus accessibles (porte-clés ballon cousus main, objets en mousse anti-stress, etc.). Autre innovation majeure, le lancement de l’offre « Fast & Low » : un ballon taille 5 personnalisable sur quatre panneaux en sérigraphie, accessible dès 25 pièces et livré en 15 jours. Une réponse directe aux problématiques de réactivité et de commandes de dernière minute.
Plus généralement, côté production, SG Ball s’appuie pour l’essentiel sur un sourcing chinois, garantissant régularité, qualité et capacité à produire en volume. Mais l’après-Covid a conduit l’entreprise à renforcer sa maîtrise de la chaîne de valeur, notamment via la gestion de ses propres stocks de matières premières. SG Ball propose désormais des ballons en PVC recyclé certifié GRS, avec un surcoût limité à quelques centimes. Une matière déjà éprouvée dans les boutiques de clubs européens comme Wolfsburg, l’Eintracht Francfort ou le FC Nantes.


