Professionnel aguerri de l’industrie promotionnelle, passé par Falk&Ross et Boracay, Anthony Donoyan est aujourd’hui agent commercial indépendant et à la tête de l’entreprise Nova Ligna, en charge des marques AHK, Berkeley, La Fab Riviera, Reflects et Terracobag. Le tout avec une approche précise en tête.
Entré dans l’industrie du textile promotionnel en 1999, Anthony Donoyan a grandi avec le secteur. Lorsque l’entreprise qui l’emploie est rachetée par Falk&Ross, l’un des leaders du textile en Europe, il en devient sales manager France. Pendant près de dix ans, il accompagne la montée en puissance du groupe. « J’ai vécu des années extrêmement formatrices, avec du mass market, des volumes, des organisations lourdes, mais aussi une vision européenne du business », résume-t-il aujourd’hui.
Comme beaucoup de Français, la pandémie agit comme un révélateur. Les priorités sont questionnées et Anthony Donoyan quitte Falk&Ross avec une idée en tête : créer un projet plus personnel. Mais avant de se lancer, il lui manque encore une brique. « J’avais, à raison, une étiquette très textile. Or je voulais comprendre l’objet, pas le vendre par opportunité », explique-t-il. Il rejoint néanmoins DAG Import pour contribuer au lancement d’une collection textile, mais deux ans plus tard, il poursuit chez Boracay, dans l’objet publicitaire.
Une offre construite avec méthode
Début 2025, Anthony Donoyan franchit le pas en créant sa propre structure, Nova Ligna. Contrairement aux modèles classiques d’agents adossés à une marque unique, Nova Ligna se construit comme une constellation de spécialistes, complémentaires mais indépendants. « Je ne voyais pas ce que je pouvais apporter sur le terrain du stylo ou du T-shirt standard. En revanche, je pensais pouvoir créer de la valeur sur des marques plutôt premium et à forte identité produit », affirme le professionnel.
Les marques s’agrègent vite, mais pas au hasard. Reflects, AHK, Terracobag, La Fab Riviera ont rejoint la structure. Et enfin Berkeley, marque textile scandinave et responsable, bien implantée dans les pays nordiques, mais encore confidentielle en France. « J’ai attendu la cinquième marque pour revenir au textile. Ce n’était pas volontaire, mais j’ai attendu la bonne opportunité. Berkeley cochait toutes les cases. »
La différenciation comme boussole
Le discours d’Anthony Donoyan se distingue par son absence de posture idéologique. Made in France, Europe, Asie : il refuse les oppositions simplistes. « On peut faire du très bon partout. Ce qui compte, c’est le cahier des charges, la transparence et les processus. » Chez Nova Ligna, toutes les marques répondent à des standards assez élevés, incluant certifications ou politiques RSE. « Sur chacune de mes marques, je peux tenir le même discours : ce sont des produits utiles, durables et responsables. »
Au sein d’un marché dense où il n’est pas évident d’émerger, Nova Ligna revendique un pas de côté. « Si tout le monde propose les mêmes produits, on détruit la valeur. La différenciation est devenue vitale pour les revendeurs. » C’est précisément ce rôle qu’Anthony Donoyan entend jouer : apporter des alternatives crédibles, raconter des histoires produit, ouvrir des gammes que l’on ne trouve pas partout. « Quand je fais une recommandation, on a parfois l’impression d’avoir un grand catalogue, mais en version hyper spécialisée. »
Nova Ligna couvre aujourd’hui toute la France, ainsi que la Belgique et la Suisse. Et malgré la croissance, le fondateur reste fidèle à son modèle initial. « L’idée est de rester seul aux manettes. Si un jour je suis dépassé par la charge de travail, j’aviserai… Mais pour l’instant, c’est cet équilibre qui fonctionne. » Un choix assumé, qui repose sur un actif clé : le réseau. « C’est 50 % du travail, reconnaît Anthony Donoyan. Le reste, c’est d’aller voir les clients. Rien ne remplace le terrain et j’aime cela ! »


