Après avoir structuré son réseau d’associations nationales, l’European Associations Cooperation (EAC) veut désormais transformer la coopération européenne en résultats concrets. Réglementation, passeport numérique des produits, développement durable et formation figurent parmi les priorités de cette nouvelle étape.
« We are the European voice of our industry » : avec cette déclaration, l’EAC entend donner davantage de poids à la voix de la communication par l’objet à l’échelle européenne. Créée pour rapprocher les associations professionnelles nationales, l’organisation ne cherche pas à se substituer à elles, mais à mutualiser leurs expertises et à coordonner leurs réponses face aux enjeux communs du secteur.
Un objectif d’autant plus important que les réglementations européennes, les exigences de durabilité, la digitalisation et la traçabilité des produits dépassent désormais largement les frontières nationales. Plutôt que de laisser chaque association traiter séparément les mêmes problématiques, l’EAC veut faciliter le partage d’expériences et, lorsque cela est pertinent, élaborer des positions communes.
Des groupes de travail pour passer aux actes
Cette nouvelle phase s’est concrétisée lors de l’assemblée générale de juin 2026, à La Hulpe, en Belgique, avec l’élargissement du conseil d’administration de trois à cinq membres et une réorganisation des groupes de travail. Une réunion organisée le 2 septembre à Houten, aux Pays-Bas, a ensuite permis de préciser les modalités de mise en œuvre.
Plusieurs domaines sont concernés : les questions fiscales et juridiques ainsi que le lobbying, la formation, l’impression et la digitalisation, le marketing et la communication, la durabilité, les jeunes générations et les relations internationales. Chaque groupe est piloté par une ou plusieurs associations nationales, chargées de mobiliser les compétences disponibles dans les différents pays.
Parmi les priorités identifiées pour le second semestre 2026 figurent la conformité réglementaire et le passeport numérique des produits. L’EAC souhaite également renforcer la circulation de l’information entre les associations et rendre ses actions plus visibles au sein de la profession, notamment par l’intermédiaire de leurs sites web, newsletters et événements.
Pour Steven Baumgaertner, président de l’EAC, l’enjeu est désormais de faire vivre ce réseau. « Nous avons construit un réseau solide à travers l’Europe et nous devons maintenant l’utiliser », souligne-t-il, en appelant à davantage de partage de connaissances et à des avancées tangibles.
Le prochain salon PSI, en janvier 2027, constituera une première échéance pour mesurer les progrès accomplis. Les groupes de travail devront alors être opérationnels, avoir identifié leurs priorités et pouvoir présenter leurs premières conclusions ainsi que les actions envisagées pour l’année.

