A Lyon, Atelier Point Final se lance avec l’appui de Sericenter

Lancé en juin, Atelier Point Final veut proposer aux revendeurs bien plus qu’un nouvel atelier de marquage. Porté par Alexandre Gilbertas (ex-Imbretex) et associé au marqueur alsacien Sericenter, le projet mise notamment sur la mutualisation des compétences, la polyvalence technique et la digitalisation des processus.

Il y avait selon lui une place à prendre à Lyon. Alexandre Gilbertas, qui connaît particulièrement bien le marché des revendeurs après plus de dix ans à leurs côtés en tant que responsable commercial chez Imbretex, estime qu’il manquait dans la région un atelier capable de réunir l’ensemble des principales techniques de marquage. « Il y a des brodeurs, il y a des sérigraphes, il y a des brodeurs qui font un peu de DTF, des sérigraphes qui font un peu de DTF, mais il manquait un atelier global, complet », résume le dirigeant. C’est sur ce constat qu’est né Atelier Point Final – appelé aussi APF Center.

Association de compétences

À l’origine du projet, il y a surtout une rencontre entre deux profils complémentaires. On l’a déjà dit, Alexandre Gilbertas apporte sa connaissance du marché et des revendeurs. Il connaît leurs problématiques, leurs attentes et les contraintes auxquelles ils sont confrontés. À ses côtés, Joël Lobstein, dirigeant de Sericenter, marqueur bien connu du secteur et basé dans la région de Strasbourg, apporte une expertise industrielle et organisationnelle que le Lyonnais considère comme particulièrement solide. « Il existe beaucoup de très bons marqueurs en France, mais Sericenter, d’un point de vue processus, c’est peut-être ce qui se fait de mieux », explique-t-il. L’ambition est donc moins de créer un atelier spécialisé supplémentaire que de mutualiser ces savoir-faire. « On m’a toujours dit que pour entreprendre, il faut bien s’entourer. Pour moi, Sericenter était le bon profil et ça matchait d’un point de vue humain », souligne Alexandre Gilbertas.

Installé en première couronne lyonnaise, Atelier Point Final dispose d’un espace de 515 m². Mais au-delà de la surface, c’est sa conception qui constitue l’un des marqueurs du projet. L’atelier a été imaginé à partir d’un plateau vierge, avec la volonté d’optimiser au maximum les flux, l’organisation et les conditions de travail. « On a voulu créer l’atelier le plus organisé possible, d’abord pour les collaborateurs et ensuite pour que les processus soient les plus optimisés possible », explique Alexandre Gilbertas. La capacité de production doit progressivement monter en charge. L’atelier a démarré avec 15 têtes de broderie et doit atteindre à terme près de 50 têtes. Il dispose également d’un carrousel sérigraphique six couleurs et d’un parc de presses permettant d’accueillir jusqu’à quatre doubles presses pneumatiques. Côté techniques, APF Center travaille donc la broderie, la sérigraphie, le DTF et le DTG. L’objectif n’est pas de revendiquer une spécialisation unique mais, au contraire, de pouvoir répondre à différents besoins avec un même interlocuteur. « Nous avons monté un outil de production global avec toutes les techniques de marquage et la logistique adéquate », insiste le dirigeant.

Suivi précis des commandes

Cette approche globale s’accompagne d’une forte digitalisation. L’atelier s’appuie notamment sur un outil développé par Sericenter, qui permet aux revendeurs de disposer d’un accès en ligne à leur commande et d’en suivre les différentes étapes. Premier contact, production, suivi : l’objectif est de donner de la visibilité au client tout au long du processus, de l’entrée dans l’atelier jusqu’à la sortie. Une manière de combiner digitalisation et relation humaine, plutôt que de les opposer. « On garde le côté humain, mais en deux clics, on obtient toutes les informations », résume Alexandre Gilbertas.

Si Atelier Point Final veut couvrir plusieurs techniques, Alexandre Gilbertas identifie néanmoins la broderie comme un véritable point de différenciation. L’entreprise dispose des équipements nécessaires pour traiter des applications spécifiques, comme des cadres casquettes ou poches. Mais le dirigeant met surtout en avant le travail réalisé en amont sur les programmes de broderie. « Grâce à Sericenter, nous avons notre propre programme. Cela fait 20 ans qu’ils conçoivent ce genre de solutions, donc c’est rassurant pour tout le monde, en interne comme en externe », explique-t-il. Cette expertise doit permettre à APF Center de se positionner sur des réalisations exigeantes, aussi bien en termes de détail que de volume. « On veut être reconnus pour notre qualité d’exécution », martèle Alexandre Gilbertas.

Officiellement lancé le 11 juin, APF Center a volontairement commencé son activité de manière progressive. L’enjeu était d’abord de prendre en main les équipements, de tester les processus et de sécuriser l’organisation avant d’accélérer. Après un premier été jugé « très positif » par le dirigeant, l’objectif est désormais de monter en puissance. L’équipe compte aujourd’hui six personnes et devrait progressivement atteindre 14 collaborateurs. Pour accompagner cette croissance, Alexandre Gilbertas peut compter sur l’expérience de Joël Lobstein et Jean Moessmer, ce dernier intervenant tout particulièrement sur les aspects techniques et la conception de l’atelier. C’est ce que l’on appelle une entreprise bien née.

Article écrit par :
Bertrand CLERMONT-GENEVI

Rédacteur en chef C!mag