
L’objet média est aujourd’hui à un tournant.
Jamais les marques n’ont autant recherché des supports de communication utiles, mémorables et durables. Dans un contexte de budgets contraints, chaque euro investi doit démontrer son efficacité et son retour sur investissement.
Et sur ce terrain, l’objet média reste un cas unique.
Un média performant… mais parfois caricaturé
Malgré ses performances, l’objet média continue parfois de subir des critiques, notamment sur son impact environnemental supposé.
Ces interrogations doivent être prises au sérieux.
Face à cela, la filière a fait un choix clair : ne plus seulement affirmer, mais mesurer.
C’est précisément le rôle de la Fédération : structurer, représenter et outiller la filière.
Dans un contexte où les exigences RSE des clients se renforcent, où les appels d’offres publics intègrent des critères environnementaux précis et où les réglementations se multiplient, les entreprises doivent désormais apporter des preuves chiffrées et comparables.
Sans cadre commun, le risque est réel : messages contradictoires, comparaisons impossibles et parfois accusations de greenwashing involontaire.
Pour rester crédible, la filière doit parler le même langage et s’appuyer sur des données solides.
Cle’OBJET : un calculateur carbone opérationnel en 2026
C’est tout l’enjeu de Cle’OBJET, le calculateur carbone dédié à l’objet média.
Fruit de plusieurs années de développement mené par la commission RSE de la Fédération, cet outil est aujourd’hui opérationnel.
Développé avec l’appui de l’Unimev et l’expertise technique de Kabaun, il permet de mesurer l’empreinte carbone d’un objet média tout au long de son cycle : fabrication, transport, marquage et distribution.
Avec cet outil, la filière se dote enfin d’un référentiel commun pour objectiver l’impact environnemental des produits et apporter des réponses concrètes aux attentes des annonceurs.
L’Eco’SCORE : rendre l’impact lisible
Le calculateur carbone s’accompagne d’un second outil : l’Eco’SCORE.
Développé depuis plusieurs années par la commission RSE, il analyse l’éco-responsabilité d’un objet média à partir de 11 critères sociaux et environnementaux portant sur le produit, son emballage, son lieu de production ou encore son marquage.
Associé au calcul carbone, il permet désormais d’obtenir un rapport d’impact complet, combinant données carbone et analyse environnementale et sociale.
Une approche globale qui dépasse la seule question des émissions.
Une démarche portée par la filière
Cle’OBJET est un outil développé par la filière, pour la filière.
Plusieurs fournisseurs se sont engagés dès les premières phases pour tester l’outil et contribuer à sa construction. Certains ont déjà signé : Anda Present, Boomerang / Citizen Green, Boracay, Idées Nature, PF Concept, Rasko / Terracobag, SCX Design et Senator.
Leur implication a permis d’adapter la plateforme aux réalités concrètes de nos métiers.
La Fédération réfléchit également à la mise en place de contrôles aléatoires des données saisies, afin de garantir la fiabilité et la crédibilité des résultats.
Défendre l’objet média : une mobilisation collective
Au-delà des outils, la Fédération renforce aussi son action de représentation.
Une nouvelle commission Affaires publiques a été créée pour porter la voix de l’objet média auprès des institutions et des décideurs.
Car défendre notre média est une responsabilité collective.
Une filière qui s’affirme
Cette dynamique s’accompagne également d’une évolution de notre identité.
L’Objet Média et la 2FPCO se rassemblent désormais sous une bannière commune :
L’OBJET MEDIA, Fédération de la Communication par l’Objet.
Un nom plus clair, qui reflète la réalité d’une filière structurée, engagée et résolument tournée vers l’avenir.
Construire l’avenir ensemble
Ces avancées seront partagées lors de la prochaine Université d’été de la Fédération, qui se tiendra à Opio (Alpes-Maritimes) du 3 au 5 juin, et qui accueillera également notre Assemblée générale annuelle.
Un moment clé pour faire le bilan de l’année, partager les outils développés et continuer à structurer collectivement notre profession.
Car une chose est certaine…
L’objet média a toute sa place dans la communication responsable de demain.
À condition de continuer à nous organiser, à mesurer notre impact et à porter collectivement la valeur de notre média.

