Et si l’avenir de l’objet média passait par la puissance du réseau ? Avec Uniqmaker, Romain Ballard, dirigeant de l’agence Ballard Conseil, et ses associés veulent démocratiser la vente d’objets médias grâce à une communauté de « makers » indépendants, soutenus par une plateforme digitale pensée pour simplifier l’accès au secteur.
L’objet média cherche un nouveau souffle et un nouveau projet original pourrait y contribuer. Son nom ? Uniqmaker. Porté par Romain Ballard, dirigeant de l’agence Ballard Conseil, et plusieurs associés issus du commerce et du digital, le projet ambitionne de bâtir un vaste réseau de revendeurs indépendants capables de démocratiser l’accès à l’objet publicitaire auprès des TPE, PME et artisans. Une approche hybride, entre technologie et relation humaine, qui pourrait bien rebattre les cartes du marché.
Des millions d’entreprises peu adressées
À l’origine du projet, un constat partagé : malgré la puissance de l’objet média, une immense partie du tissu économique reste peu sollicitée. « La plupart des revendeurs ne sont pas assez dimensionnés pour aller voir toutes les petites entreprises du territoire, explique Florian Guillebert, co-fondateur du projet. Pourtant, ce sont plusieurs millions de sociétés qui pourraient utiliser l’objet publicitaire comme levier de communication. » Uniqmaker souhaite répondre à cette problématique en s’appuyant sur une logique de réseau. Le principe : permettre à des indépendants – appelés les « makers » – de commercialiser des objets publicitaires auprès de leur entourage professionnel et géographique. Artisans, agents immobiliers ou professionnels de la communication : tous pourraient devenir ambassadeurs de l’objet média.
Pour Romain Ballard, la force du secteur réside avant tout dans l’humain. « L’objet média touche tout le monde. Et la vraie force de notre métier, c’est le réseau », résume-t-il. L’idée d’Uniqmaker est née de cette réalité concrète. Les associés du projet sont eux-mêmes devenus clients de Ballard par proximité relationnelle. Le modèle imaginé repose donc sur une approche communautaire et décentralisée. Chaque maker pourra vendre des produits personnalisés à ses contacts, tout en développant son propre réseau d’apporteurs d’affaires. L’ambition affichée est assumée : construire un réseau national de plusieurs milliers de revendeurs indépendants.
Une plateforme pensée pour simplifier la vente
Pour accompagner ce modèle, Uniqmaker développe actuellement une plateforme digitale dédiée. Prévue pour septembre, celle-ci permettra aux utilisateurs d’accéder à un catalogue produit, de personnaliser les objets, de gérer les commandes, mais aussi de suivre leur réseau et leurs commissions. L’expérience utilisateur constitue un point central du projet. « Il faut que l’outil soit extrêmement simple, insiste Romain Ballard On veut que quelqu’un qui n’est pas issu du métier puisse vendre facilement. » Le site intégrera aussi des contenus pédagogiques afin d’éduquer les makers aux enjeux de l’objet média.
Au-delà du modèle commercial, Uniqmaker affiche une ambition plus large : mettre l’objet média au centre des stratégies de communication. Depuis avril, la société diffuse sur LinkedIn des vidéos courtes et décalées destinées à valoriser l’objet auprès d’un public élargi. Une communication fraîche, pédagogique et accessible. « L’objet média est partout autour de nous, mais on ne le voit pas toujours, explique Valentin Quittot, en charge de la communication du projet. L’une de nos premières missions, c’est de montrer toute la puissance de ce média, sa longue histoire et son impact indéniable dans nos vies. » Les premiers retours sont encourageants et certaines vidéos dépassent les milliers de vues organiques.
Entre humain et automatisation
Côté organisation, Uniqmaker entend centraliser toute la gestion opérationnelle (BAT, production, facturation, livraison, SAV). Les makers, eux, restent focalisés sur leur rôle commercial et relationnel. Pour absorber les flux, la start-up mise sur l’automatisation et sur des partenaires fournisseurs déjà avancés technologiquement. « On cherche à allier la puissance du digital avec le besoin de confiance passant par l’humain », avance Romain Ballard.
Encore en phase de lancement, Uniqmaker avance vite. Des premières réunions d’information ont déjà permis de recruter des dizaines de profils et de générer des commandes tests avant même la sortie officielle de la plateforme. Si le modèle doit encore faire ses preuves à grande échelle, il reflète une évolution du marché : recherche de proximité, modes de travail hybrides, montée des communautés et digitalisation des processus. Dans un univers parfois jugé trop traditionnel, Uniqmaker pourrait bien apporter un coup de frais bienvenu.


