Université d’été de L’Objet Média : trois jours intenses de réflexion qui donnent la pêche

Du 3 au 5 juin derniers, l’Université d’été de L’Objet Média a réuni fournisseurs, agences, marqueurs et partenaires au Club Med d’Opio, dans les Alpes-Maritimes. Entre évolution de la fédération, enjeux RSE, cybersécurité, REP emballages et intelligence artificielle, cette édition 2026 a confirmé la volonté de toute une filière de se structurer, d’anticiper les mutations du marché et de renforcer son impact collectif.

Changement de décor pour l’Université d’été de la fédération. Cette année, c’est au Club Med d’Opio (Alpes-Maritimes) que la filière a établi son camp, du 3 au 5 juin. Après un déjeuner et un jeu introductif à la Koh Lanta destiné à briser la glace dans la forêt toute proche, l’Assemblée générale a pu commencer. Au sommaire, une AG extraordinaire, déjà, afin de valider le changement de nom – « L’Objet Média » remplace la dénomination « 2FPCO » pour rappel – et l’évolution des statuts de la fédération. Une AG ordinaire a suivi, avec le bilan financier 2025 pour commencer. Celui-ci a mis en exergue quelques difficultés, notamment liées à une baisse des cotisations adhérents et à des frais juridiques. L’année 2026 devrait renverser la vapeur, les administrateurs étant aidés dans cette tâche par de nouveaux outils de pilotage plus précis sur les différents axes de dépense de la fédération et un suivi plus étroit avec des experts comptables.

Dans la foulée, les différents collèges, des fournisseurs aux marqueurs, en passant par les agences, ont souligné le besoin d’implication de tous pour tirer la filière vers le haut et continuer à améliorer les pratiques. Les commissions se sont ensuite succédé afin de faire un bilan de leurs actions et se projeter sur la suite. Créée récemment, la commission Affaires publiques animée par Sandrine Demonceaux et François Deunf s’est déjà distinguée par son activité et des premiers résultats concrets. Une action qui s’entend sur le temps long, mais dès à présent prometteuse pour faire connaître le métier et toutes ses composantes, ainsi que son impact sur le développement économique local et l’emploi.

Parmi les autres nouveautés égrenées par la fédération au cours de l’AG, les résultats d’un premier baromètre RSE annuel ont été présentés, sur la base de 130 répondants. Il s’agit là d’une photo importante d’un secteur en mutation sur le plan de la responsabilité, livrant des enseignements intéressants, qui demande néanmoins plus de réponses et de mobilisation l’année prochaine, afin d’être parfaitement représentatif de la profession. Après deux heures d’AG, un dîner festif invitant à tester l’offre gargantuesque de restauration du Club Med a clôturé la première journée.

Continuer à avancer

Le lendemain matin, le programme était établi sur-mesure selon le profil et les souhaits des participants. Pour notre part, nous avons lancé la journée en assistant au collège partenaires, en compagnie de European Sourcing et Promotool. Il s’agissait de la première rencontre officielle pour ce collège. La présidente de la fédération Cécile Fougerouse s’est chargée de l’animation. L’idée était de contribuer à la définition des partenaires et de réfléchir aux moyens pour en recruter de nouveaux et structurer ce collège. A 11h, rendez-vous à l’atelier REP Emballages commerciaux, un sujet on ne peut plus d’actualité, car la mise en place était prévue pour le 1er juillet. Un sujet complexe, nébuleux parfois, sur lequel l’intervenante Nathalie Fussler, directrice environnement de la CGF, a fait preuve, comme à l’habitude, d’une grande clarté et pédagogie, en particulier sur qui doit payer quoi.

Après le déjeuner, tous les participants ont été conviés à une grande présentation autour des problématiques de cybersécurité, animée par un expert travaillant au sein de la cellule Cybermalveillance du gouvernement. Après un bilan du questionnaire soumis aux adhérents de la fédération démontrant la vigilance au sein de la filière, l’animateur a déroulé des pistes pour déjouer la criminalité en ligne, même si « c’est aux chefs d’entreprises d’assurer la sécurité pour garantir la pérennité de (leur) activité ». Un atelier participatif de la commission RSE s’est ensuite tenu en milieu d’après-midi. Le constat de départ des animateurs Valérie Passelande et Max Lebon est que la RSE connaît un certain repli depuis quelques mois, emportée par d’autres considérations. Un état de fait confirmé par les témoignages d’agences présentes, qui notent un recul du chiffre d’affaires des produits RSE ces derniers temps. Dans la suite des échanges, on remarque une bonne volonté générale, mais aussi des positions très pragmatiques, avec des entreprises qui, pour ne pas perdre de contrats et baisser les prix, ne poussent pas toujours des références RSE. Le lendemain matin, un impératif nous a obligé à quitter le rassemblement, qui s’est conclu avec une nouvelle matinée riche en contenu, incluant notamment un atelier intelligence artificielle et une table ronde.

Globalement, on peut considérer cette Université d’été comme un succès. Chaque année, elle agit comme une rampe de lancement pour les mois à venir, insufflant dynamisme et confiance à l’ensemble des acteurs de l’industrie. La présidente Cécile Fougerouse s’en est réjoui sur LinkedIn : « J’ai eu beaucoup de plaisir à présider l’AG, d’autant plus que, depuis près de 30 ans, je vois notre métier évoluer, se structurer et gagner en engagement. Ensemble, nous faisons avancer notre métier vers plus de RSE, plus d’impact, plus de stratégie, plus de mesure et plus de visibilité. Un collectif uni et solide qui construit. Et c’est vraiment ce qui me rend fière aujourd’hui. »

Article écrit par :
Bertrand CLERMONT-GENEVI

Rédacteur en chef C!mag