Xoopar : une logistique locale musclée et des services digitaux haut de gamme

Ces derniers mois, le spécialiste français des accessoires high-tech innovants a accéléré sa transformation logistique et digitale. Stock centralisé en France, marquage intégré, automatisation via une API, engagement de livraison en cinq jours, nouveaux usages de l’IA : l’entreprise entend offrir à ses revendeurs une expérience et des services 5 étoiles.

Depuis plusieurs années, Xoopar construit discrètement une transformation de fond. Derrière son image de marque dans l’univers des accessoires high-tech, l’entreprise parisienne a engagé un travail structurel mêlant réduction de son empreinte carbone, automatisation de ses flux et accélération logistique. Une manière d’offrir aux revendeurs une expérience plus fluide, plus rapide et plus compétitive. « Beaucoup d’entreprises connaissent Xoopar comme un fournisseur de câbles, mais pas forcément comme une organisation capable de livrer des objets marqués en cinq jours », explique Christophe Pereira, dirigeant de Xoopar.

Stock centralisé et marquage intégré en Normandie

La réflexion engagée par Xoopar a débuté par une question environnementale. Comme la majorité des acteurs de la tech, le fournisseur importe ses produits depuis l’Asie. L’entreprise a donc cherché à agir sur plusieurs leviers : matières premières, transport et rationalisation logistique. Xoopar a progressivement intégré davantage de plastiques et d’aluminium recyclés dans ses produits, tout en supprimant le transport aérien, au profit du maritime et de navires propulsés au gaz naturel.

Mais le cœur du dispositif se situe en Normandie. Depuis trois ans, Xoopar a installé l’intégralité de son stock local chez Le Marqueur Français, à Barentin, près de Rouen (Seine-Maritime). Le marquage (tampographie, numérique) est directement intégré à l’entrepôt, sur un même site. « Quand la marchandise arrive au Havre, elle parcourt moins de 100 kilomètres jusqu’à Rouen. Ensuite, tout se fait sur place : stockage, marquage et expédition. Cela évite les allers-retours logistiques et réduit fortement la manutention », précise Christophe Pereira. Cette organisation permet à Xoopar de prendre un engagement : livrer ses objets marqués sous cinq jours.

Digitalisation croissante

Pour soutenir cette promesse logistique, Xoopar a également revu en profondeur ses outils digitaux. L’entreprise a automatisé ses processus via une API afin de fluidifier les échanges entre le site e-commerce, les systèmes de commande et le site de marquage. Concrètement, les revendeurs peuvent consulter les stocks en temps réel, passer leurs commandes en ligne, sélectionner les techniques de marquage, ou relancer facilement des réassorts. Une fois validée, la commande est transmise automatiquement à l’entrepôt. « Cette digitalisation vise à créer une expérience client beaucoup plus efficace, avec moins de friction et plus d’autonomie pour le revendeur », résume Christophe Pereira.

En parallèle de cette transformation opérationnelle, Xoopar prépare plusieurs lancements produits pour la rentrée. La société prévoit de lancer son premier câble fabriqué en France. Le produit, habillé de cuir, intégrera charge rapide, transfert de données et compatibilité CarPlay. Parmi les autres objets figure également le Luggie, adaptateur de voyage en forme de valise cabine. Au-delà de son design ludique, Xoopar souhaite positionner le produit comme un véritable hub de charge du quotidien grâce à ses ports USB-C rapides. Enfin, Xoopar travaille sur un nouveau tracker connecté destiné au marché de la géolocalisation d’objets. Sa différence : une autonomie de trois ans, contre un an pour la plupart des produits concurrents. Des lancements qui devraient être soutenus par l’IA, car Xoopar a récemment intégré un spécialiste de la création de contenus digitaux. Un câble peut ainsi être transformé en personnage animé courant dans un stade, tandis qu’un adaptateur Luggie peut évoluer dans une gare. « On crée de la projection client. Cela apporte immédiatement plus d’impact dans les présentations commerciales », estime Christophe Pereira.

Article écrit par :
Bertrand CLERMONT-GENEVI

Rédacteur en chef C!mag